La valise

Osez 20 histoires de candaulisme

J’ai longtemps réfléchi à la meilleure manière de monter une secte.

De fait, j’ai passé mes jeunes années à m’empiffrer de textes sacrés comme s’il ne s’agissait que de vulgaires romans de gare ou de guides pratiques pour gourou en herbe.

Compte tenu du climat délétère que ce pays entretient vis-à-vis des « dérives sectaires », j’ai dû me rabattre sur l’écriture comme plan B. Je me suis très rapidement confronté à une grande question : Qui a fait ça ?

Qui est le coupable ?

Comment donner un sens à ce grand mystère qui ne s’agite qu’en apparence devant nos yeux, ce grand réel que nous n’entrevoyons que sous le voile d’une étroite réalité où l’absurde se dispute au grotesque.

La littérature toute entière repose sur cette quête. Et l’Art, dans son ensemble, se résume à une forme de théologie pour les nuls. Lorsque l’on cherche Dieu, pour le peu que l’on fasse fi des dogmes, l’on en vient rapidement à s’interroger sur Sa part de féminité. Si je suis devenu pornographe, c’est parce qu’il s’agissait pour moi du seul moyen de me frotter à un tel mystère.

Dans La valise, ma dernière nouvelle paru chez La Musardine (in Osez 20 histoires de candaulisme), il n’est question que de cela.

Ce qu’elle contient, cette valise, je ne le sais pas moi-même. Et si je l’ai su, je l’ai oublié il y a fort longtemps. Pour le moment, je me contente d’observer le monde de fantasmes procédant à son ouverture.

Je n’aspire pas à la sagesse et encore moins à la sainteté. La psychose finira peut-être par avoir ma peau. Mais, en attendant, j’enquête.

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