Mythofiction, bis

Osez 20 histoires de plans à trois

Mon rythme de publication pour le moins hasardeux et ma relative discrétion cybernétique m’ont fait perdre le fil de ma réflexion. Je crois avoir écrit ici que j’aimais à enquêter sur mes personnages. Voire que j’entrais en contact avec eux lors de transes nocturnes. Dans un élan de lyrisme, il me semble avoir eu l’audace d’écrire que je me voyais comme un chasseur, un traqueur…

Je dois vous avouer (et m’avouer) que si j’ai suivi la trace de quelque chose, il ne s’agissait que de ma propre ombre, et peut-être celles de rares créatures rôdant à l’intérieur de mon labyrinthe (mais cela, également, j’ai dû l’écrire quelque part).

Pour tout dire, je pensais écrire sur les autres, sur d’autres, pour me rendre à l’idée que je ne suis depuis le début qu’à la recherche de moi-même, de l’endroit d’où je viens.

À quel point mes personnages me sont fidèles ? Je n’en ai que faire. La finalité, s’il y en a une, n’est pas celle-ci. Il n’est question que de poser un pas après l’autre, un mot après l’autre. L’on ne vit pas autrement. L’on n’écrit pas autrement.

Dans mon dernier texte paru à la Musardine (in Osez 20 histoires de plans à trois), le phénomène m’a sauté aux yeux. Les deux personnages masculins ayant fusionné – par le biais d’un simulacre technologique – j’ai perdu comme ma place, à peine plus consistant qu’une ombre sur une épaule.

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