Pulp ! 1 – L’affaire des cabines

Pulp ! c’est sous ce mot-clé tapageur que SKA publiera quelques-unes de mes nouvelles sous la forme d’une série (une saga de nouvelles érotiques brûlantes, comme l’annonce mon éditeur). Avant que l’on ne me propose Pulp !, j’avais en tête le nom de Pulpe, à la française, comme de la chair pulpeuse, la partie vivante et vitale d’une histoire, une référence directe aux pulp magazines américains. Voilà qui donne le ton.

La première de ces nouvelles, L’affaire des cabines, trouve pour cadre une grande ville de province empêtrée dans une affaire comparable à la fameuse « rumeur d’Orléans ».

Pour vous mettre l’eau à la bouche et tenter quelques lecteurs aventureux, voici quelques lignes extraites de l’incipit :

Un enfer tiède. C’est ainsi que je qualifierais ma jeunesse dans cette grande ville de province au milieu des années quatre-vingts. Une cité de pierres ternes, fossilisée dans la tristesse et la résignation, sous la bonne garde des sentinelles d’une petite bourgeoisie garante des bonnes mœurs. Il m’est parfois difficile de me remémorer cette époque où il n’existait ni email ni sms, et encore moins de téléphone portable. Dans ces conditions, les nouvelles tendances se diffusaient sur les ondes des radios libres et l’information passait de bouche en bouche. La grande rumeur de l’époque, elle, rebondissait sur les lèvres comme un baiser sucré-salé. Le bruit de fond de l’époque. Une rumeur que chacun se pressait de répéter à chaque membre de son entourage, sans oublier de préciser qu’il tenait l’information d’une personne fiable. D’aucuns s’indignaient du scandale tout en y ajoutant un commentaire personnel, déformant quelque peu les faits pour y ajouter tel ou tel détail sordide.
Des femmes avaient été enlevées dans les cabines d’essayage de plusieurs magasins de la ville. (…)

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